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| SOMMAIRE | ÉDITORIAL |
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Photo Couverture : Séance plénière du 13 avril 2001 : sous l’œil de Jean LEGARREC (debout), Ancien Ministre, Député du Nord, président du groupe socialiste au Conseil régional, Michel DELEBARRE (à droite), président sortant, félicite Daniel PERCHERON pour son élection à la présidence du Conseil régional Nord-Pas de Calais. Directeur de publication et rédacteur
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Le parti des Régions Le Nord-Pas-de-Calais à un peu plus de quatre heures de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, c’est le nouveau miracle accompli par le TGV. Les Régions se rapprochent, les distances s’estompent. A l’heure où se poursuit le débat sur la nécessité de tel ou tel échelon de collectivités locales, c’est l’interrégionalité qui s’impose, à 350 km/h. Mais la vitesse n’est pas tout, et il vaut mieux ne rien oublier en chemin. Le premier exemple apparaît en Paca, précisément : à beaucoup miser sur la merveille technologique, ne délaisse-t-on pas un peu le transport régional ? Donne-t-on bien à la Région les moyens de sa politique en la matière ? Une solution intéressante est expérimentée dans le Nord-Pas-de-Calais, où l’on fait s’harmoniser les deux formules : des TGV sur le réseau TER. Le président de la Région Languedoc-Roussillon, Jacques Blanc, souhaiterait, face à l’axe de développement Nord-Sud Marseille-Paris-Bruxelles ou Paris-Londres, que l’on prenne en considération l’Arc Méditerranéen. En effet, le TGV s’appellera Sud quand la France sera reliée à l’Espagne, nous trouverons là enfin au Rail une véritable dimension européenne, également avec la liaison Lyon-Turin. Ce développement pourrait passer par une meilleure répartition des tâches : la SNCF prendra en charge les Grandes lignes et les Régions les TER. Le président de la Région Paca, Michel Vauzelle, a tapé du poing sur la table, récemment, parce que la décentralisation patine, selon lui. Un murmure d’approbation a accueilli sa saine colère, chez ses collègues présidents de Région. En l’occurrence, le président de Paca s’adressait au gouvernement et à ses amis politiques, preuve que son discours dépassait les clivages ordinaires. Sur nombre de dossiers, en tout cas, les points de vue convergent de plus en plus, et chacun pourrait proclamer : "Mon parti, c’est la Région." S’achemine-t-on vers des institutions citoyennes, comme le préconise René Rémond, suivi par une partie de la gauche et de la droite, à l’occasion du colloque de l’OIP sur les nouveaux défis de la régionalisation ? Ira-t-on jusqu’à élire les présidents de Région au suffrage universel direct ? Engagera-t-on les réformes nécessaires autrement que dans le tumulte et la fureur, comme au sujet de la Corse ? La France signera-t-elle ou pas la Charte européenne des langues et cultures régionales ? Et la décentralisation en profitera-t-elle réellement ? On peut toujours rêver. Henry JURQUET |