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PAYS
DE LA LOIRE
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Economie
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| Les grands secteurs de l’intervention régionale | ![]() |
| Industrie
et artisanat : un fort accompagnement La Région aura accompagné, en 1999, 1 300 pro-jets d'entreprises pour un budget de 177 millions de francs. On note que 85 % de ces crédits ont c o n c e rné le soutien à l'immobilier (114 millions de francs pour 179 projets d'entreprise et une prévi-sion d'emplois de 3 400 sur trois ans) et la création d ' e n t reprises. Ce dernier domaine est devenu le champ d'action majeur de la Région : elle a contri-bué en 1999 à la création de 655 entreprises (200 de plus qu'en 1998), ce qui devrait entraîner 2 400 emplois dans les 3 ans. Le Conseil régional vient aussi en accompagne-ment de l'État par des aides ponctuelles visant à renforcer les compétences et la modernisation des PME/PMI. Cela s'est traduit notamment par le re c rutement de 90 cadres dans les entreprises ligé-riennes, et par des aides à la modernisation pour 220 entreprises industrielles et 11 entreprises agro -alimentaires. En 2000, la Région s'est s'orientée davantage vers un dispositif global d'accompagnement des entre-prises dans la durée avec les contrats d'appui à la p e rf o rmance. Elle entend aussi lancer une réflexion sur la création de formules nouvelles destinées à renforcer les fonds propres des entreprises et également sur une évolution des missions de l'Association Ouest Atlantique. La Région, au sein de la Convention régionale d'ex-p o rtation, incite les PME/PMI à s'ouvrir sur les marchés extérieurs et les accompagner dans leurs d é m a rches. Ainsi 295 projets ont été accompagnés en 1999 (dont 70 à titre individuel), pour un mon-tant total de 10,4 millions de francs pour la pros-pection, l'implantation et le recrutement de cadre e x p o rt. L'objectif de la Région est de passer en q u a t re ans du 8 e au 6 e rang national des régions exportatrices. Agriculture : développement, qualité et environnement La Région mène une action orientée vers le déve-loppement économique tout en répondant aux attentes de la société. L'installation des jeunes agri-culteurs demeure un objectif important. Ainsi, les installations et re s t ructurations en viande bovine représentent 7 millions de francs. L'objectif fixé en 1997 de multiplier par cinq en cinq ans les sur-faces en agriculture biologique dans la région est en bonne voie : 167 installations ou conversions ont été encouragées en 1999, représentant 6,4 millions de francs d'aides. Les engagements concernant la collecte et le stoc-kage des effluents d'élevage ont augmenté de 30 % en 1999. Afin de donner une ampleur nouvelle à l'action régionale sur l'environnement, un pro-gramme en cinq ans " Pays de la Loire Agriculture -Environnement " a été adopté en octobre 1999. La C o n f é rence régionale agricole de décembre 1999 a défini trois grandes orientations : une mobilisa-tion en faveur de l'installation, une préoccupation grandissante envers la sécurité alimentaire et enfin une amplification des démarches de promotion, de qualité et de qualification des exploitations. Pêche : les conséquences de la marée noire Si la filière pêche se porte mieux, ce bilan est enta-ché par les conséquences de la marée noire. Après deux années sans construction neuve, la constru c-tion de 10 navires aidés a été autorisée dans les Pays de la Loire. Malgré cela, la flotte vieillit. C'est pour-quoi la pression reste très forte sur le marché de l'oc-casion qui reste une des seules possibilités pour le renouvellement de la flotte ligérienne. Dans le domaine de l'aquaculture, 47 entre p r i s e s a u ront été soutenues pour leur modernisation. Pour la pre m i è re fois, deux entreprises aquacoles en eau douce ont sollicité la Région pour une aide concer-nant la mise aux normes. La Région a eu aussi un rôle précurseur en mettant en place un dispositif facilitant la formation et l'installation de jeunes, reposant sur une épargne préalable. L'autre fait mar-quant est que la Région ne soutient plus financiè-rement les actions nationales visant à détru i re les bateaux pour diminuer la puissance de la flottille. La Région a aussi pour ambition d'étendre le dis-positif des Contrats emploi-formation-installation (CEFI) et des Contrats de préparation à l'installa-tion (CPI) aux entreprises conchylicoles et aux éle-vages marins. Elle entend accompagner les ostréiculteurs qui valoriseront par affinage une partie de leur production grâce à la remise en valeur de certains marais. Enfin, la Région a pour objec-tif d'aider les professionnels de la mer à reconquérir les marchés, à la suite de la marée noire . Recherche : des équipements structurants La recherche et le développement technologique a uront reçu, en 1999, 84,6 millions de francs de la Région. Cela aura permis de financer des équi-pements structurants, anticipant sur les programmes de recherche de la période 2000-2006. Deux illustrations : l'acquisition de spectromètres haute résolution pour la caractérisation des maté-riaux (à l'INRA de Nantes) et pour la détection des dioxines (à l'École vétérinaire de Nantes), et la construction de l'extension du Centre de recherche et de transfert de technologie. L’année 1999 aura été marquée par le lancement des appels d'off re s pour l'extension du bassin des carènes à l'École centrale de Nantes et par l'inauguration de plu-sieurs bâtiments : Institut d'acoustique et de mécanique du Mans, Institut de recherche en cybernétique de Nantes, bâtiment "horticulture " du centre INRA d'Angers. Depuis janvier 2000, il y a cinq équipes INSERM à Nantes et deux équipes mixtes INSERM-CHU à Angers : toutes, à leur naissance, ont été soutenues par la Région. En 2000, la priorité de la Région reste l'accueil des jeunes chercheurs et des nouvelles équipes, pour atteindre l'objectif du plan stratégique élaboré en 1999 : doubler le nombre des chercheurs en dix ans. Sans oublier l'ouverture d'un réseau régional haut débit opérationnel en 2001. |
| Une
politique marquée par la croissance En Pays de la Loire, l’emploi salarié a augmenté de 11 % entre 1989 et 1998, avec une accéléra-tion depuis 1997 (+4 % entre 1996 et 1998). Cette évolution, qui n’a pris aucun retard – au contraire – sur le phénomène de croissance nationale, s’est accompagnée de changements impor-tants dans la vie économique. Parmi les évolutions structurelles de l’emploi régional figure le développement du secteur tertiaire, lequel représente désormais 52 % de l’emploi salarié (50 % de l’emploi total). Si les créations d’emploi sont dues principalement au secteur tertiaire, la spécificité de la Région réside dans l’évolution de l’emploi industriel, qui enregistre de meilleures performances qu’au niveau national. C’est le cas notamment de l’industrie agroalimentaire, qui a progressé de 12,9 % entre 1997 et 1999, quand le secteur régressait de 3,9 % en France. De décembre 1998 à décembre 1999, le taux de chômage régional a diminué de 1,5 point, baisse s upérieure à celle de la moyenne française (- 0,9 point). Dans la même période, le nombre des demandeurs d’emploi de catégorie 1 (personnes sans emploi, immédiatement disponibles, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’emploi à durée indéterminée et à temps plein) a régressé de 17 % (contre 11,4 % au niveau national). L’emploi des cadres subit lui aussi une poussée ascentionnelle forte : en 1999, 6 050 postes de c a d res ont été pourvus dans la région ; 68 % l’ont été par re c rutement externe, une part qui diminue au profit du re c rutement interne, ce qui traduit pro-bablement une tension sur le marché du travail. Si l’ensemble des cadres ont bénéficié de cette c o n j o n c t u re, les cadres confirmés sont toutefois préférés aux jeunes diplômés (45 contre 23%). Les tendances pour 2000 restaient bien orien-tées, dans ce domaine, au premier semestre : 23 % des entreprises envisageaient une croissance de leur effectif de cadres, contre 4 % prévoyant une diminution. |