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Dès 2004, l'ARE a voulu formaliser
et assurer le rôle central de la jeunesse au cœur de
ses activités politiques. C'est ainsi qu'elle a
adopté, lors de son Assemblée
Générale de Vienne, une résolution visant
à faciliter l'engagement des jeunes dans ses travaux.
Cette résolution suggérait de créer une
"équipe jeunesse" qui serait responsable du suivi
de l'intégration des politiques en faveur de la jeunesse
dans le travail de toutes les
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structures de l'ARE.
L'équipe Jeunesse est aujourd'hui une équipe
permanente au sein de laquelle les jeunes représentants
élus échangent et coopèrent avec les
responsables politiques. Son mandat est de deux ans, mais elle
est renouvelée annuellement par moitié.
Rencontres et rapports se font notamment
chaque année à l'occasion de deux
événements fixes : l'Université
d'été des
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Jeunes et l'Assemblée
Générale de l'ARE.
L'équipe Jeunesse et la Sous-Commission pour la
Jeunesse partagent la responsabilité de
l'Université d'été des Jeunes et
coopèrent étroitement avec son Comité
d'organisation pour sa préparation.
Elle est aussi le lien entre les Conseils
des jeunes locaux, régionaux et nationaux et l'ARE.
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Vous avez 20 ans et vous êtes la toute
nouvelle Présidente de l'équipe Jeunesse. Pourquoi cet engagement ?
En 2005, j'étais membre du Conseil des
jeunes de ma ville, Lappeen Ranta en Finlande, et nous avions entendu
parler de l'Université d'été des jeunes
organisée par l'ARE. Le Conseil régional a demandé
à notre Conseil des jeunes d'y participer. J'ai tout de suite
été enthousiasmée par cette idée.
L’ARE a véritablement lancé
notre équipe
Jeunesse, sur les bases de décisions prises
antérieurement. L'équipe Jeunesse travaillait avec un coordinateur de la
Sous-Commission Jeunesse, et cela fonctionnait bien. Mais, en 2006,
nous avons décidé d'essayer une nouvelle façon de
travailler, en nommant un Président. Mon grand
intérêt pour les questions relatives à la jeunesse
m'a poussée à poser ma candidature à
ce poste, et j'ai eu la joie d'être
élue.
Quels sont les grands objectifs que vous vous
fixez pour les années à venir ?
Notre principal objectif est d'inciter les jeunes
des Régions à travailler ensemble sur des projets et des
activités. Jusqu'ici, chacun menait des projets dans son
coin. Nous avons souvent les mêmes centres
d'intérêts et les mêmes préoccupations. En
créant un réseau de coopération
interrégionale, nous serons plus forts et plus efficaces, et
l'impact au niveau européen sera bien plus grand auprès
des décideurs et hommes politiques. Grâce à ces
coopérations, un même projet pourra être
implanté dans différentes parties de l'Europe.
Quel est votre sentiment sur la situation des
jeunes aujourd'hui en Europe ? Se sentent-ils Européens ?
La position des jeunes en Europe s'est largement
améliorée, mais il reste beaucoup à faire dans
certains domaines, par exemple la santé, l'égalité
des chances… Je crois qu'il est important que les
responsables politiques prennent davantage en compte la perspective des
jeunes lorsqu'ils traitent des sujets d'actualité. Il ne faut
pas qu'ils l'oublient, mais de leur côté les jeunes
doivent réellement s'emparer de ces thèmes
déterminants pour leur
avenir. Les politiques disent souvent "les
jeunes sont l'avenir" : c'est un cliché. Mais saisir les
opportunités, c'est créer les conditions de l'action.
Je crois que les Régions
représentent un bon niveau pour aider les jeunes à
saisir ces opportunités, étant donné que les
gouvernements nationaux nous sont beaucoup moins accessibles. Il faut
que les jeunes investissent les conseils dans les Régions et les
Villes et que les politiques leur demandent concrètement et
directement ce qu'ils souhaitent ou ce qu'ils pensent de telle ou telle
politique.
Dans mon Conseil des jeunes par exemple, une
réelle interaction s'est instaurée avec les élus
à force d'écoute mutuelle et de dialogue. Voici ce que l'équipe Jeunesse de
l'ARE entend insuffler à toutes les Régions
européennes.
Sans parler de l'existence d'un vrai sentiment
européen chez les jeunes, je crois qu'un sentiment diffus
d'appartenance est présent. Peut-être cela traduit-il tout
simplement les difficultés à cerner le terme
'européen' : parlons-nous du continent, des institutions
européennes ou des peuples ? Tout dépend en fait du
contexte : nous nous sentons européens lorsque nous
partageons un événement international, ou encore lorsque
nous changeons de continent : là nous disons volontiers "je
suis Européen".


Composition
- 8 jeunes représentants élus parmi
16 candidats participant à l'Université
d'été des Jeunes (1 par zone géographique et par
sexe)
- 6 représentants désignés
par les Commissions de l'ARE (2 par Commission)
- 6 représentants de la Sous-Commission
pour la Jeunesse
© Maud Vuillardot/Régions Magazine