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Constantin OstaficiucPrésident de la Commission 2Président d
développer grâce à l'expérience des autres pays de l'Union européenne.
Notre expérience peut être également importante dans cette Commission. Nous avons défini des objectifs très simples : travailler en équipe par projet et établir pas à pas les objectifs pour chaque projet. Les projets que nous développons sont simples et pratiques avec des calendriers courts. Il faut d'ailleurs remercier l'ancien Président de la Commission qui a développé des projets que nous allons poursuivre, par exemple le projet anti-alcool et celui de la protection des femmes contre la violence. Concernant la lutte contre la drogue, il est intéressant de montrer à l'Europe de l'Est l'expérience de l'Europe de l'Ouest afin de faire diminuer la consommation de drogues.

Quelle analyse faites-vous de l'état des politiques sociales et de santé publique en Europe aujourd'hui ?

C'est très difficile de faire une analyse globale. Je pense qu'il vaut mieux partir
Vous avez été élu en novembre 2006 Président de cette Commission et vous venez d'un pays qui n'a jamais atteint un tel niveau politique au sein de l'ARE. Pourquoi une telle candidature et qu'en attendez-vous ?

Nous sommes 27 Régions de Roumanie (sur 39) à avoir déjà participé aux sessions plénières et aux Commissions de l'ARE. Je crois qu'il était temps que la Roumanie soit présente à la Présidence de l'ARE et dans le Bureau afin de mieux faire profiter l'ARE de nos connaissances.
Dans cette Commission 2 "Politique sociale et Santé publique", nous traitons de questions importantes pour la Roumanie, questions que nous devons
des problèmes des citoyens que le niveau national.
L'ARE, la plus vaste organisation interrégionale, est le lieu où l'on peut trouver des solutions entre Régions. Nos expériences permettent d'ailleurs de bien préparer les décisions qui seront prises, par exemple, au niveau de la Commission européenne. Ce qui est également intéressant, c'est que l'ARE regroupe des Régions de pays membres de l'Union européenne, mais aussi de pays qui ont demandé leur adhésion et de pays qui ne sont pas membres de l'Union européenne.

Pouvez-vous nous présenter votre Région ?

Ma Région s'appelle Timis dont la capitale est Timisoara. Nous avons 658 837 habitants dans toute la région. La moitié vit dans la capitale. Elle est située à l'ouest de la Roumanie à la frontière de la Hongrie et de la Serbie. Nous faisons partie d'une Eurorégion dont le nom évoque les quatre rivières la traversant.
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Projets pour 2007
- Créer un groupe de travail sur l'e-santé
- Mettre en place un réseau permettant un examen par les pairs des mesures de prévention des effets nuisibles de l'alcool
- Contribuer au développement d'une politique de l'UE en matière de services de santé d'intérêt général
- Contribuer au développement d'un cadre de loi européen sur les services sociaux d'intérêt général
- Relever les défis démographiques en promouvant l'activité des personnes plus âgées
- Participer aux forums des acteurs de l'UE dans les domaines de la santé et des affaires sociales
- Mettre en place un réseau régional pour les plans d'urgence
©   Michael Truppe
© Maud Vuillardot/Régions Magazine
de projets concrets. Il faut bien connaître toutes les expériences pour trouver, ensemble, des solutions pratiques.
Quelle est votre vision de l'Europe des Régions ?

Je pense qu'il est indispensable d'avoir une Europe des Régions. A mon avis, nous ne pouvons pas parler de l'Europe sans avoir de
pouvoir de décision au niveau régional. En Roumanie, à l’avenir, nous aurons besoin d'une décision politique pour pouvoir échanger au niveau des Régions. La Région représente, en effet, un niveau de gouvernance plus proche
Je pense qu'après Bucarest, c'est la Région la plus développée de Roumanie. C'est une région multiculturelle, multiethnique où cohabitent 31 ethnies et
17 cultes. Compte tenu de notre situation
géographique, beaucoup d'habitants parlent une langue étrangère. A Timisoara, nous avons
50 000 étudiants, quatre universités d'
état et cinq universités privées. Nous avons aujourd'hui beaucoup d'investisseurs qui viennent du monde entier.
Je dois également évoquer ici, d'un point de vue historique, la révolution roumaine de décembre 1989. Sans elle, nous n'aurions pas pu parler aujourd'hui.