Les deux grands domaines d'intervention de la
Commission sont-ils l'énergie et les réseaux de Transport
?
L'énergie, oui, nous sommes très
proactifs en la matière. Pour les transports, nous avons le
potentiel de faire plus, et nous nous y attelons, car c'est un domaine
vraiment très important. Nous sommes impliqués dans la
mise en place des réseaux trans-européens de transports,
nous nous investissons en faveur de l'aviation régionale et
allons travailler sur le transport multi-modal.
Il y a quelques Régions, dont ma
Région du Noord-Brabant, Rhône-Alpes en France,
Wielkopolska en Pologne, Lviv en Ukraine et les Régions du Nord
de l'Italie, qui se sentent vraiment concernées par les
questions d'intermodalité et plus largement les réseaux transnationaux
de transport. Aujourd'hui, ces problématiques sont
abordées essentiellement sur le plan national alors qu'il s'agit
d'une question européenne, qui place les Régions au
cœur des discussions.
A l'ARE, nous sommes convaincus que les
Régions doivent être prises en compte dans l'agenda de
Lisbonne car elles ont le pouvoir de le mettre en œuvre : elles
peuvent rendre les petites entreprises plus fortes, établir des
liens entre les entreprises et les centres de recherche, créer
des pôles d'activités économiques innovantes…
L'Europe doit nous donner les outils pour dynamiser et coordonner ces
potentiels, mais nous avons également besoin de gouvernements
régionaux forts.
Justement, comment mobiliser les Régions
au sein des états membres ?
Les Régions se mobilisent : là
n'est pas le problème. C'est au niveau des gouvernements
nationaux qu'il y a parfois un frein, notamment en raison des
différents degrés de régionalisation entre les
pays européens. Le rôle de l'état central consiste souvent à harmoniser le
développement de ses régions ; or, en Europe, nous avons
besoin de Régions fortes, en cohérence bien entendu avec
les principes de cohésion qui sont défendus par l'ARE
depuis toujours. Il y a aujourd'hui quelques grandes régions
économiques qu'il faudrait pouvoir développer davantage
pour permettre à l'Europe de faire face à la concurrence
mondiale. Je suis d'accord avec le Président de l'ARE lorsqu'il
dit que l'avenir de l'Europe passe par les Régions. Nous devons
trouver un modèle de Constitution qui leur donne plus de
pouvoir.
Je suis également membre du Comité
des Régions et je trouve qu'il n'a pas l'influence qu'il devrait
avoir. Quand il a été créé, sur l'impulsion
de l'ARE, il aurait dû devenir la voix des Régions. Or,
aujourd'hui, son fonctionnement repose sur les partis politiques.
L'Europe devient de plus en plus politique et ce, parfois au
détriment de la dimension économique. Nous avons besoin
d'une voix forte pour les Régions aujourd'hui sur des sujets
concrets. L'ARE est ce porte-parole.
- Président
Constantin Ostaficiuc (Timis - RO)
- Vice-Présidente
Christina Wahrolin (Värmland
- S)
- E-santé
Agneta Granström (Norrbotten - S)
- Prevention of
alcohol related harm
Lisbeth Rydefjärt (Jönköping - S)
- Changements
démographiques
Brigite van Haaften-Harkema (Noord-Brabant - NL)
-Monter un
réseau de coopération interrégionale dans
différents champs d'activité en rapport avec la
santé et les affaires sociales
- Diffuser les bonnes
pratiques régionales dans les secteurs de la santé et des
affaires sociales, et développer des initiatives politiques
visant à influencer les politiques européennes
correspondantes
- Prendre des
initiatives pour renforcer les liens entre les différentes
Régions européennes, à travers leur participation
aux activités de la Commission