le volet politique et d'autres encore plutôt
dans le volet pratique. Deuxièmement, nous avons observé
que l'ensemble de nos membres se sent concerné par tout ce qui
relève du développement économique. Il semble que
ce soit, pour le moment, l'enjeu le plus important pour les
Régions ; c'est pourquoi nous avons mis l'accent, dans notre
nouvelle organisation, sur la nouvelle Commission 1 : "économie et
Développement régional".
Ensuite, ce qui est nouveau aujourd'hui à
l'ARE, c'est que, pour la première fois, nous avons
défini notre propre stratégie d'actions à long
terme.
Enfin, l'autre grand changement concerne la
question des Affaires institutionnelles. Dans l'ancienne structure,
elle était traitée dans une Commission à part.
Aujourd'hui, elle fait l'objet d'un Comité permanent au sein du
Bureau. Elle est devenue le cœur même de l'ARE.
Comment sont prises les décisions au sein
de l'ARE ?
L'ARE est liée à l'engagement de ses
membres. Dans ses statuts, il est mentionné qu'il faut tenter le
plus possible de prendre les décisions à
l'unanimité au sein des commissions et du Bureau. Je crois que
c'est important dans la mesure aussi où, et c'est un paradoxe
tout à fait intéressant, l'ARE est à la fois un
mouvement politique des Régions et une assemblée
totalement a-politique dans son fonctionnement ! Les responsables
politiques régionaux sont très pragmatiques.
Quels sont les grands projets de l'ARE pour les
années à venir ?
Dans notre plan stratégique 2007-2012, un
chapitre entier est consacré à l'avenir et à nos
cinq grands projets (NDLR cf.
ci-après).
Nous souhaitons, à l'avenir,
accroître le nombre de nos membres afin de couvrir presque toute
l'Europe. Nous souhaitons également réunir toutes les
organisations travaillant sur les Régions, pour pouvoir parler
d'une seule et même voix et être ainsi plus forts et plus
visibles.
Enfin, nous souhaitons être encore plus
proches des citoyens, par exemple grâce à nos actions en
faveur de la jeunesse.
Les 5 grands projets de l’ARE
1- Un Institut
européen de formation régionale qui regroupera des
instituts d'administration publique dans toute l'Europe
2- Une Plateforme
d'échanges des connaissances permettant aux membres de l'ARE de
constituer des communautés de travail en ligne sur des sujets
d'intérêt commun
3- Un Centre
d'excellence régionale qui encouragera les bonnes pratiques et
l'excellence à tous les niveaux de la politique régionale
et de la gouvernance
4- Une
Unité de développement des activités de l'ARE lui
permettant de mieux accéder à certaines sources de
financement, de réagir à des appels d'offres et
d'entreprendre des tâches de consultance
5- Des
Unités de gestion des projets régionaux chargées
de mener à bien des initiatives dans un pays dans le cadre de
l'ARE
Lors de l'Assemblée générale
de Palma, vous avez été reconduit comme Secrétaire
général de l'ARE. En quoi consiste exactement votre
fonction ?
La fonction de Secrétaire
général consiste à assurer le fonctionnement du
Secrétariat avec les responsables des Commissions, des
programmes et des projets que nous gérons. Il s'agit
également d'assurer le fonctionnement du réseau qu'est
l'ARE. Ses membres sont, en effet, des membres actifs qui s'impliquent
réellement dans les projets et qui ont un rôle de lobbying
au sein de notre association.
Qu'est-ce qui a
changé véritablement dans la nouvelle structure mise en
place au début de cette année ?
Tout d'abord, j'attire votre attention sur le fait
que, avant l'adoption de notre nouvelle stratégie et le
changement de structures, nous avions envoyé un questionnaire
à chacun de nos membres. Deux éléments en sont
ressortis : premièrement, nous avons observé qu'il y
avait deux volets différents dans l'engagement de nos membres,
l'un politique et l'autre plus pratique, concret. Certains de nos
membres semblent très actifs dans les deux, d'autres
plutôt dans