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Régions Magazine - Dans le cadre de la mise en service de la LGV Est, quels aménagements ont été nécessaires pour le TER Alsace ?

Dominique Devin - Nous avons procédé à une refonte complète de l'offre du TER Alsace. Avant le 10 juin, 550 trains circulaient tous les jours sur les lignes régionales. Le Conseil régional a voulu accompagner l'arrivée du TGV
Est en procédant à cette refonte, avec l'objectif de diffuser l'effet TGV sur l'ensemble du territoire pour qu'il y est une bonne articulation entre le TGV et le TER. Il s'agissait de créer de bonnes correspondances entre TGV et TER et de développer l'offre en améliorant autant que possible le cadencement - en effet, nous arrivons, sur certains axes, à la limite de la saturation. Plus de 75% de nos clients étant des abonnés, soit domicile-travail, soit domicile-études, le positionnement horaire des trains est un sujet sensible.
Au final, aujourd'hui, 630 trains circulent quotidiennement, avec un développement d'offre en train-kilomètre de l'ordre de 12%. En année pleine, le TER Alsace présente une offre de
10 millions de train-kilomètre. Nous avons également bénéficé de l'arrivée de nouveaux matériels pour accroître de l'ordre de 25% la capacité de place assises.
Un autre chantier est actuellement en cours, la mise en réversibilité, pour fin 2007, du TER 200 pour faciliter l'exploitation sur notre ligne structurante qui va de Bâle en passant par Strasbourg, pour aller à Metz et à Nancy.
Dominique DevinDirecteur délégué TER pour la région Alsace"
chacun de ces CLAL pour proposer des structures de plan de transport autant que possible adaptées aux attentes du client.

R.M. - Concernant la 2e phase de la LGV ?

D.D - Ce sera une bonne chose pour l'Alsace et aussi pour le TER, notamment sur les axes saturés au Nord de Strasbourg, entre Vendenheim et Saverne. Le tronçon sera en effet "allégé" de la fréquentation des actuels 46 TGV quotidiens.

R.M. - Dans la convention d'exploitation, des clauses strictes sont prévues en cas de perturbation. Quels sont les engagements pris par la SNCF ?

D.D - Nous avons d'abord un système de pénalités en cas de non réalisation de l'offre, qui nous laisse très peu de marge de manœuvre puisqu'il commence à jouer au-delà de 1% de non réalisation de l'offre. Nous avons également des objectifs de régularité. Traditionnellement, nous avons une bonne, voir très bonne régularité mais qui a été perturbée entre mai 2006 et mai 2007 par les différents chantiers sur toutes nos lignes avant l'arrivée du TGV. Aujourd'hui, nous retrouvons des taux de régularité avoisinant les 95%.

R.M. - Où en êtes-vous en matière de multimodalité ?

D.D - Le Conseil régional nous a demandé depuis longtemps de travailler sur le développement des gares. Dès lors que les communes ou communautés de communes sont sensibilisées à la problématique du développement de leurs gares pour leur développement territorial, nous définissons avec elles des programmes d'aménagement qui vont bien au-delà du périmètre strict de la gare et du quai, afin de créer notamment les conditions de la multimodalité (places de parking de stationnement, parking à vélo sécurisé, accessibilité PMR). Nous
avons l'exemple de la gare de Saverne dont le réaménagement vient de s'achever.
Parallèlement, nous avons développé une tarification multimodale avec des abonnements fer plus transports urbains qui sont aujourd'hui développés dans toutes les villes moyennes et grandes villes dotées de transports urbains. Nous développons également un système billettique pour les abonnés multimodaux de Strasbourg.
SNCF
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transport ferroviaire
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Avec ces aménagements, nous devrions pouvoir faire face à la croissance du trafic jusqu'au terme de la convention d'exploitation fin 2009. Par ailleurs, la Région Alsace, qui est une des premières régions à avoir développé le transporteur régional de voyageurs, a mis en place des structures de comités de lignes qui, en Alsace, s'appellent des Comités Locaux d'Animation de Lignes (CLAL). A la demande du Conseil régional, nous avons travaillé très en amont avec