A l'heure où l'on ne parle que
d'économie en France et en Europe, les Régions par leurs
actions démontrent plus que jamais aujourd'hui leur rôle
stratégique d'accompagnement des entreprises et des acteurs du
développement économique.
Ainsi, en Picardie et en Corse, les
présidents Claude Gewerc et Ange Santini ont pris
personnellement en charge ce secteur.
René Souchon, en Auvergne, souhaite
redonner sa place à la région grâce à un
budget 2007 ambitieux et des initiatives originales comme les
résidences d'entrepreneurs.
Les Régions d'Outre-Mer, à l'image
de la Guadeloupe et de la Martinique, dont les taux de croissance sont
plus élevés qu'en Métropole mais qui souffrent
encore de nombreux handicaps, ont mis en œuvre une
véritable stratégie en faveur du développement de
leur territoire.
La Région Midi-Pyrénées et
son président Martin Malvy ont développé en deux
mandats une expertise de l'économie sociale et solidaire qui se
révélera lors des états Généraux de l'économie Sociale et
Solidaire organisés à Toulouse le 24 février.
La Région Rhône-Alpes, quant à
elle, a pris conscience de l'importance du secteur artisanal sur son
territoire et a mis en place des actions d'écoute et
d'accompagnement en faveur de chacune des filières.
Enfin, les Conseils économiques et Sociaux Régionaux ont plus que
jamais leur place aux côtés des Conseils régionaux
dans cette compétence économique. Jean-Claude Boucherat,
président du CESR île-de-France et de l'Assemblée des CESR nous
rappellent ici le rôle joué par les CESR et en particulier
celui de l'île-de-France.


" Les Régions préparent l'avenir
", telle était la thématique principale du 2e
Congrès de l'Association des Régions de France qui s'est
tenu à Dijon les 14 et 15 décembre 2006. Près de
900 personnes, membres des Conseils régionaux et des Conseils économiques et Sociaux
Régionaux qui, pour la première fois étaient
associés au Congrès, se sont déplacés pour
échanger sur le rôle des Régions dans le
développement économique de la France. Deux
séances plénières (Les Régions
préparent l'avenir / Y a-t-il une politique industrielle
régionale ?) ont permis de poser la problématique et
d'avancer dans la réflexion à l'aube de grands
changements, à savoir, des échéances
électorales importantes et la nouvelle période de
contractualisation avec l'état d'une part, et l'Union européenne d'autre
part. Les différents ateliers
consacrés au développement des entreprises, à
l'économie sociale et solidaire et aux pôles de
compétitivité ont apporté, quant à eux, la
preuve de ce que les Régions sont capables d'initier en
matière de créativité, d'innovation, de dynamisme
et d'efficacité.
Les Régions ont ainsi exprimé leur
souhait de pouvoir obtenir, en matière économique, 90% ou
95% des compétences de l'état tout en ayant les marges de manœuvre
financières en adéquation avec ces compétences. En
effet, elles n'ont pas obtenu ce que leur promettait initialement la
loi du 13 août 2004 en matière économique. Il est
également ressorti des échanges que le
développement économique devait être abordé
de manière plus qualitative par l'ensemble des acteurs et que
les Régions devaient davantage travailler ensemble, tant au
niveaux régional qu'au niveau européen.
Enfin, les Régions appelle à une
nouvelle décentralisation qui passera par une meilleure
régionalisation.
Ségolène Royal :
" Malgré le recul de l'idée de
décentralisation, les Français sont très
attachés à leur région et à leur commune.
C'est pour cela que je propose une
réconciliation entre
Les présidents de Régions
mobilisé pour le développement économique de leur
territoire
Ségolène Royal, Abdou Diouf,
secrétaire général de la Francophonie et
invité d’honneur du Congrès, et Alain Rousset
© Maud Vuillardot/Régions Magazine
l'état et les territoires, avec
à la fois un état fort, qui assure les services publics,
l'égalité entre les droits, l'équité entre
les territoires, d'une part, et des Régions qui ont les moyens
d'agir au plus près des citoyens, d'autre part. "
Alain Rousset :
" Le temps est venu de lancer dans notre pays
une décentralisation radicale et loyale (…). Notre appel
à une nouvelle décentralisation n'est pas le
procès des communes ou des départements. Au contraire,
nous partageons avec eux les mêmes ambitions, la même envie
d'agir au plus près des préoccupations de nos
concitoyens, donnant du sens et de l'efficacité à une
nouvelle action publique. Notre souci est celui de la cohérence,
de la clarté, de la lisibilité démocratique.
"