Tel était le défi de
l'Assemblée des Régions d'Europe et de ses 255
régions membres réunies en Assemblée
Générale à Palma de Mallorca les
9 et 10
novembre derniers.
Avec des représentants des Institutions
européennes - parmi lesquels la Commissaire à la
politique régionale Danuta Hübner - et d'éminents
économistes des états-Unis et d'Europe, les 400 participants ont
tenté d'apporter des réponses aux questions de la
dégradation de l'environnement : réalité ou
fiction ? Mc World : une culture globale ? Migration : danger global ou
opportunité globale ? Délocalisations : les entreprises
vont-elles quitter l'Europe en masse ?
A cette occasion, de nouvelles priorités
et de nouvelles structures ont été adoptées pour
" donner une nouvelle impulsion à l'ARE et l'aider
à faire face aux nouveaux défis et
réalités, tant au niveau régional
qu'européen ", selon son président Riccardo Illy,
Président de la Région Friuli Venezia Giulia (Italie),
réélu Président de l'ARE, pour un second mandat de
deux ans.


L'Assemblée Générale de
l'ARE a adopté 6 nouvelles priorités clés pour la
période 2007-2012
- Promouvoir la modernisation et
l'internationalisation de la gouvernance régionale
- Promouvoir l'innovation, la croissance et
l'emploi dans les régions européennes
- Faire face aux défis liés au
changement démographique, aux migrations, à la
santé et à l'exclusion sociale
- Garantir le développement durable et
combattre la dégradation de l'environnement
- Permettre la démocratie à travers
la diversité et promouvoir la diversité des cultures, des
médias et de l'éducation
- Créer un environnement sûr pour
les citoyens


Régions
Magazine - Pourquoi avoir posé
votre candidature comme représentant de l'Association des
Régions de France (ARF) au bureau de l'ARE ?
René Souchon - La France, dans les statuts de l'ARE, dispose de quatre
sièges. Il est de tradition que la désignation des
membres passe par les pays et donc par les organisations
fédératives de Régions. En France, c'est l'ARF et
j'ai posé ma candidature. J'ai été
désigné sans problème avec trois autres
présidents : Philippe Duron (Basse-Normandie), Ange Santini
(Corse) et Raymond Forni (Franche-Comté). Et c'est un
élément nouveau important. En effet, dans la phase
précédente, il n'y avait pas de président
désigné par l'ARF pour siéger au bureau de l'ARE.
Pourquoi avoir posé ma candidature ?
Depuis deux ans, l'Auvergne essaye de s'ouvrir à une
activité internationale intense et d'avoir une présence
forte dans la coopération décentralisée. Nous
sommes très impliqués sur la Bosnie-Herzégovine,
Madagascar, le Mali. Nous avons aussi des coopérations à
caractère économique ou universitaire avec la Chine ou
le Portugal.

R.M. - Quel est
votre sentiment sur cette première Assemblée
Générale ?
R. S. - Je
trouve que l'ARE fait un travail intéressant dans un certain
nombre de secteurs, par exemple la mobilisation de la jeunesse autour
des actions pour la jeunesse en Europe. Je compte d'ailleurs poser la
candidature de la Région Auvergne au titre des actions
innovantes sur un certain nombre de points dont l'action en
© Régions Magazine - Maud Vuillardot
© Régions
Magazine - Maud Vuillardot
© Régions Magazine - Maud Vuillardot