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transport
A partir de cette liaison, nous aurons alors une vraie connexion de l'ensemble de nos régions parce que cette problématique concerne bien l'ensemble de nos régions françaises par rapport à l'Europe et par rapport aux réseaux TGV.

R. M. - Comment envisagez-vous ce problème d'interconnexion dans l'avenir et en particulier dans le cadre des futurs contrats de projets ?

A. M. - On peut dire que le dossier de "l'interconnexion nouvelle" avance. Le cahier des charges des études à conduire a été élaboré par RFF et le financement de ces études est en cours d'examen dans le cadre de la préparation des futurs contrats de projets.
Par contre, et c'est notre souci, le lancement des travaux retenus aux contrats de plan pour la première tranche est retardé, comme je vous le disais, pour des raisons "politiques" malgré la qualité du programme proposé par RFF, à la demande du président de la Région Ile de France et des élus d'Antony, pour améliorer la qualité de vie des riverains. Espérons que la raison d'intérêt général finira par l'emporter. Il faudra qu'à un moment donné, la Région Ile de France accepte de prendre l'engagement de réaliser le projet et nous demandons, pour cela, une mobilisation générale des Régions.
R. M. -  Le projet d'interconnexion desservant l'aéroport d'Orly a été, en effet, retenu parmi les priorités du CIADT du 18 décembre 2003. Or, la première phase de travaux, pourtant financée aux contrats de plan Etat-Régions 2000/2006, est aujourd'hui retardée. Pour quelles raisons ?

A.M. - Pour les trains passant au Sud de Paris sur les lignes ferroviaires actuelles, il y a deux problématiques. D'une part, améliorer la ligne actuelle Massy-Valenton en supprimant les deux tronçons de voie unique de Massy et d'Orly qui sont à l'origine des difficultés d'exploitation de la ligne et de circulation de l'ensemble des trains de banlieue, de fret et naturellement TGV. Ces travaux que nous appelons "d'urgence" sont financés dans les contrats de plan Etat-Régions 2000 / 2006 avec, il faut le souligner, la participation de cinq Régions de province. Cette première tranche est absolument indispensable si l'on veut avoir, avec l'arrivée du TGV Est, une desserte de qualité. Or, cette tranche est bloquée pour des problèmes d'insertion dans la commune d'Antony. Il y a un blocage politique qui risque de retarder le projet ou de l'annuler. Mais, cette première tranche n'est pas suffisante pour l'avenir. En effet, nous devons réaliser un barreau d'interconnexion desservant Orly parce que tous les experts sont convaincus que la ligne Massy-Valenton, même réaménagée, sera dans l'impossibilité d'absorber les augmentations prévisibles de l'ensemble des trafics à l'horizon 2015.
association interconnexion sud tgv
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Alain MustièrePrésident de l'Association, Président du CESR d
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Régions Magazine - Vous êtes Président de l'Association Interconnexion Sud TGV en Île-de-France. Pourquoi une telle association ?

Alain Mustière - Connecter le Grand Ouest aux grands courants d'échanges nationaux et internationaux, grâce à un réseau ferroviaire de qualité, représente pour les chefs d'entreprises un enjeu crucial compte tenu de l'éloignement de nos territoires par rapport aux principaux marchés et espaces de consommation. Malheureusement, on ne peut accéder aujourd'hui aux réseaux ferroviaires à grande vitesse, existants ou en projet, que par une ligne de banlieue saturée, entre Massy et Valenton.
Les usagers du RER-C déplorent ainsi quotidiennement l'irrégularité chronique de leur train "domicile-travail" et les TGV de jonction "Province-Province" sont toujours ralentis et
fréquemment arrêtés. Les correspondances assurées par ces TGV, notamment à l'aéroport de Roissy, sont toujours aléatoires. C'est véritablement une interconnexion au rabais. J'ajoute que toutes ces difficultés vont s'amplifier avec l'ouverture prochaine du TGV Est-Européen.
C'est pour en finir avec cette situation déplorable que les Chambres Régionales de Commerce et d'Industrie de Bretagne, Pays de la Loire et Limousin-Poitou-Charentes ont pris l'initiative de créer, il y a sept ans, une Association et d'agir auprès des décideurs politiques.

Grâce aux efforts de persuasion et de sensibilisation déployés par l'Association, les projets d’interconnexion ont bien avancé tant du point de vue de la prise de conscience des acteurs que du point de vue financier. Mais il reste encore des "points noirs".