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dossier
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L'Agenda 21

C’est un programme d'actions pour le 21e siècle orienté vers le développement durable. Il a été adopté lors de la Déclaration de Rio de Janeiro en juin 1992. Ses principales fonctions sont la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, la production de biens et de services durables, la protection de l'environnement.
Dès 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio, la France s'était engagée à adopter et à mettre en œuvre des Agendas 21 locaux. Par la suite, en adoptant la Stratégie nationale de Développement durable en 2003, elle a réaffirmé cette volonté en décidant de favoriser la mise en place de 500 Agendas 21 locaux en cinq ans, notamment sur les territoires bénéficiant d'une aide publique.
L'engagement des collectivités locales dans des démarches d'Agendas 21 territoriaux s'est très fortement développé en 2002. On peut compter, à l'heure actuelle, quelque 200 initiatives, dont 80 sont des Agendas 21.
Phénomène plus récent : la mise en place d'Agendas 21 départementaux et régionaux. Nombre d'entre eux apportent un appui méthodologique et financier aux communes et aux agglomérations pour la mise en œuvre d'Agendas 21 locaux.
Les projets d'Agendas 21 peuvent bénéficier de fonds européens.

Afin de donner plus de visibilité aux démarches des collectivités, Nelly Olin, ministre de l'Ecologie et du Développement durable, a fait parvenir aux préfets, par circulaire en date du 13 juillet 2006, un cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable et les Agendas 21 locaux, ainsi qu'un appel à reconnaissance de tels projets.
Il repose sur cinq finalités : lutte contre le changement climatique ; préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources ; cohésion sociale et solidarité entre territoires et entre générations ; épanouissement de tous les êtres humains ; dynamiques de développement suivant des modes de production et de consommation responsables. Il retient aussi cinq éléments déterminant la marche à suivre : stratégie d'amélioration continue ; participation ; organisation du pilotage ;
Politique environnementale et développement durable
transversalité des approches ; évaluation partagée.
La " reconnaissance " est un gage de qualité des projets et de cohérence des politiques menées  vis-à-vis du développement durable. Pour la première session, les projets présentés par les collectivités devront parvenir au ministère avant le 16 octobre 2006. Les projets répondant de manière satisfaisante au cadre de référence seront déclarés " Agenda 21 reconnu " et des forums annuels réuniront les porteurs de projets afin de valoriser les expériences.
Parallèlement à cet appel, les préfets sont invités à mettre en place des Comités régionaux " Agendas 21 " chargés d'encourager et d'accompagner les porteurs de projets dans leur démarche.

www.agenda21france.org
www.agora21.org
www.ecologie.gouv.fr

Les nouveaux instruments financiers ou " financements écologiques "

Concernant le financement des investissements touchant l'efficacité énergétique ou autre problème environnemental, la diminution des aides publics et l'insuffisance de fonds propres justifient aujourd'hui l'apparition de nouveaux instruments financiers en partenariat public-privé. Outre les outils traditionnels de l'ADEME (subventions…), d'autres instruments ont été créés : fonds d'investissements, fonds de garantie, bonification de taux d'intérêts d'emprunts… Les collectivités locales sont d'ailleurs très actives pour appuyer les financements écologiques. Trois exemples en régions : en 2004, une convention pilote passée entre la Banque Populaire d'Alsace (dispositif PREVair) et l'ADEME, puis le Conseil régional prévoit la distribution de prêts bonifiés à 1,75% pour le financement partiel de la construction ou la rénovation de maisons écologiques, moyennant un diagnostic simplifié portant sur 14 éco-critères. En septembre 2005, le Conseil régional Nord-Pas de Calais et l'ADEME, en partenariat avec le Crédit Agricole Nord
et Solfea ont lancé un prêt à taux 0% pour le financement partiel de l'isolation de l'habitat antérieur à 1980. Enfin, le Conseil régional de Picardie vient de créer un prêt à taux 0% " Picardie Avantage Isolation " pour l'isolation des maisons, avec notamment les Banques Populaires et la Banque Solfea.

www.ademe.fr
Le développement durable, selon la définition donnée en 1987 par Madame Gro Harlem Bruntland, premier ministre norvégien, dans un rapport remis aux Nations-Unies, est celui qui "répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs". C'est un développement " économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable " qui s'inscrit également dans une bonne gouvernance, avec des choix pris à la suite d'un débat participatif.
L'opposition entre environnement et développement doit être aujourd'hui dépassée. L'environnement et les équilibres naturels sont à la base du développement social et humain. Dans le cadre du développement durable, l'environnement est vu sous le double aspect des ressources et des pollutions.
Développement
durable et tourisme :
une initiative originale

Depuis le 1er janvier 2006, deux jeunes femmes dynamiques, partageant la même vision du monde, la même volonté d'agir selon leur éthique et le même besoin de participer au développement local, national et international, ont créé Ethicalia, un cabinet d'ingénierie de tourisme durable.
A travers leur cabinet, Julia Lignères et Isabelle de Montrichard conseillent les
territoires dans leurs stratégies de développement touristique, accompagnent les parcs naturels dans leurs projets et conseillent les entreprises pour une gestion durable de leur activité.
Les perspectives sont encourageantes puisque, au bout d'un an, les deux jeunes femmes travaillent déjà pour le Parc National du Mercantour, le Pays de Remiremont et ses vallées (Lorraine). Entre deux études, elles assurent également des expertises hygiène et sécurité pour les entreprises dans la réalisation de leur Document Unique d'Evaluation des Risques.
Ces deux Languedociennes démontrent, par leur activité, que le développement durable répond bien aux besoins concrets des territoires et des entreprises.

Tél. 06 21 37 00 06 /
06 16 50 19 28