fleche_01.gif
fleche_02.gif
sommaire_01.gif
sommaire_02.gif
sommaire_03.gif
sommaire_05.gif
sommaire_07.gif
sommaire_08.gif
sommaire_09.gif
sommaire_10.gif
sommaire_11.gif
sommaire_12.gif
sommaire_13.gif
sommaire_14.gif
sommaire_15.gif
sommaire_16.gif
sommaire_17.gif
sommaire_18.gif
sommaire_19.gif
sommaire_20.gif
sommaire_21.gif
sommaire_22.gif
transport
transport
Régions Magazine - L'AFITF a été créée en 2004 (CIADT de décembre 2003) pour concourir au financement des grands projets d'infrastructures ferroviaires, routières, fluviales et portuaires. Quels sont aujourd'hui vos niveaux de ressources et marges de manœuvre en matière de recettes et de dépenses ?

Gérard Longuet - La question de l'équilibre entre les recettes et les dépenses de l'AFITF doit être posée dans la perspective du cadrage initial de l'Agence. Le CIADT du 18 décembre 2003 prévoyait des décaissements de l'Agence sur la période 2005 - 2012 à hauteur de 7,5 milliards d'euros. Les recettes de l'Agence sur la période, pour moitié composées d'emprunts gagés sur les dividendes relatifs aux parts détenues par l'Etat dans les sociétés concessionnaires d'autoroutes, étaient calculées pour couvrir ces engagements.

Depuis, la situation a évolué en profondeur : l'Agence ne perçoit plus les dividendes autoroutiers pour cause de privatisation des sociétés concessionnaires. En contrepartie, l'AFITF perçoit de nouvelles recettes : la taxe d'aménagement du territoire (TAT) prélevée sur les concessionnaires d'autoroutes ainsi qu'une fraction (40 %) du produit des amendes des radars de contrôle sanction automatisé des excès
de vitesse. Avec la redevance domaniale, payée par les concessionnaires d'autoroutes au titre de l'occupation du domaine public sur lequel sont construites les autoroutes, les recettes pérennes de l'AFITF totalisent environ 800 millions d'euros par an (770 millions d'euros en 2006). L'Agence dispose également de la capacité d'emprunter sous un plafond défini en loi de finance même si la privatisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes a éloigné cette perspective. Enfin, l'AFITF peut recevoir chaque année une subvention budgétaire. En 2006, cette subvention est de l'ordre de 150 millions d'euros.

Parallèlement, l'Agence doit assumer la charge de l'achèvement de la génération actuelle des  contrats de plan Etat - Régions (CPER). Au total, sur la période 2005 - 2012, les engagements de l'AFITF sont globalement couverts par les recettes de l'Agence auxquelles s'ajoute la dotation exceptionnelle de quatre milliards d'euros issue de la privatisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes. Il n'est néanmoins plus possible à l'Agence de prendre sur cette période de nouveaux engagements sans accroissement de ces recettes.
“ Qu'ils soient de gauche ou de droite, les élus des régions on
R.M. - On estime à 30 milliards d'euros les besoins de financement pour la mise en œuvre des projets ferroviaires pour la période 2006 - 2028. Quelle part représentent les infrastructures ferroviaires dans votre mission ?

G.L. - Les projets ferroviaires constituent le cœur des grands projets d'infrastructures inscrits sur la feuille de route de l'AFITF, notamment les nouveaux projets de Ligne à Grande Vitesse (LGV). En 2005, deux projets de LGV étaient en phase de travaux : la LGV Est et la LGV Perpignan - Figueras. L'AFITF a repris les engagements de l'Etat pour ces deux opérations, à hauteur respectivement de 1,5 milliard d'euros et 220 millions d'euros. Fait unique, un troisième chantier de LGV sera lancé cette année : celui de la LGV Rhin - Rhône, pour lequel l'AFITF apportera une contribution d'environ 750 millions d'euros.

En terme de répartition des financements, les crédits de l'Agence alloués aux grandes infrastructures définies par le CIADT du 18 décembre 2003 le sont à 75% pour les infrastructures ferroviaires. L'exécution du budget 2005, et les prévisions de dépenses en 2006 sont conformes à cette orientation.


R.M. - Quel rôle joue l'AFITF dans les différents projets de Lignes à Grande Vitesse ?

G.L. - Primordial puisque l'Agence apporte la totalité des engagements financiers de l'Etat pour ces projets. Pour la LGV Rhin - Rhône par exemple, l'Agence apportera 32 % du plan de financement total. Par contre, l'AFITF, pur outil financier, n'intervient pas dans l'instruction des projets, relevant de la responsabilité des Directions d'administration centrale.

R.M. - La régénération du réseau ferroviaire va entraîner des besoins financement élevés avec des marges de manœuvre limitées en raison de l'endettement de Réseau Ferré de France (RFF). L'enveloppe de 3,3 milliards d'euros prévue par l'Etat entre 2006 et 2010 vous paraît-elle suffisante ? Et comment gérer l'après 2010 ?
afitf
longuet2.tif
147724_3782.tif
Les crédits de l’Agence alloués aux grandes infrastructures le sont à 75% pour les infrastructures ferroviaires
Gérard Longuet Sénateur de la MeusePrésident de l'Agence de
sommaire_06.gif