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Mais où donc est passée la culture ?
Les Ministres de la culture de l'Union se sont réunis les 20 au 23 mai 2001 en Suède, pour discuter notamment de la dimension culturel dans l'élargissement. La ministre de la culture de Lettonie, Karina Petersone, s'est alors écrié :
" J'ai l'impression que les questions relatives à la culture ont disparu dans les couloirs de Bruxelles."
Et Me Petersone de poursuivre que le choix qu'a fait la Lettonie de se tourner vers l'Ouest après son indépendance, il y a un peu plus de dix ans, était une évidence. Il ne s'agissait pas, alors, de faire partie d'une Union riche et puissante, mais de faire partie d'une famille partageant la même communauté de valeurs.
La culture passée sous silence
Me Petersone trouve que le long chemin d'adaptation pour devenir membre à part entière de l'Union est surtout affaire d'intégration des directives et des normes dans tous les domaines possibles et imaginables. Les collègues du gouvernement letton ont beaucoup à faire. Réunion après réunion, il s'agit de savoir quelles adaptations ont été faites et ce qu'il reste à faire. En revanche, la culture est passée sous silence.
" Nous devrions commencer à discuter différents standards dans le domaine culturel également. Nous devrions avoir des règles minimales, qui garantissent le droit pour tous d'avoir accès à la culture."
Elle cite comme exemple celui des bibliothèques. Elle pourrait bien imaginer que l'Union introduise une sorte de règle qui puisse garantir un niveau minimum pour les bibliothèques. Cela pourrait aider plusieurs des pays candidats, pense-t-elle. Il lui serait également plus facile de se battre pour les questions culturelles dans un petit pays comme la Lettonie, où beaucoup se disputent l'argent des contribuables. - La culture en pâtit et les bibliothèques sont négligées, déclare Karina Petersone.
Une identité européenne commune
Karina Petersone parle également d'une communauté de valeurs en Europe. À la question de savoir s'il existe une identité culturelle européenne commune, elle acquiesce. Elle ajoute, cependant, qu'il existe plusieurs identités culturelles, une régionale, une nationale et une européenne. Mais elles ne se concurrencent pas, déclare-t-elle.
Soutien pour la protection des enfants et des jeunes contre la publicité télévisée
Les Ministres de la culture ont traité aussi devant les représentants des Pays candidats, du soutien pour la protection des enfants et des jeunes contre la publicité télévisée. Le résultat escompté des débats est que la question de la publicité adressée aux enfants sera prise en compte lors de la révision prochaine de la directive Télévision sans frontières par la Commission européenne.
Une politique de la culture dans une Union élargie
Les ministres de la culture ont pu avoir un échantillon de la façon dont l'élargissement de l'Union peut fonctionner dans la pratique. 31 pays se trouvaient autour de la table de réunion (les pays candidats et les pays de l'EEE étaient également invités) et, selon la Présidence suédoise de l'Union, cela a bien fonctionné à la fois sur le plan pratique et sur le plan du contenu.
Les ministres ont discuté de la politique de la culture dans une Union élargie.
Huit des douze pays candidats ont terminé les négociations.
Sur les douze pays candidats qui ont entamé les négociations sur le chapitre des médias et des questions culturelles, huit d'entre eux ont abouti, dont la Lettonie et la Lituanie qui ont achevé leurs négociations durant la présidence suédoise. On espère que la Slovénie et la République tchèque achèveront également leurs négociations avant la fin de juin 2001.
Un front européen uni pour le service public audiovisuel
La troisième question qui a été traitée en Suède, a été celle du service public, où la situation est totalement différente aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a dix ans, avec une concurrence accrue des sociétés télévisées commerciales et autres médias. Les ministres de la culture ont été d'accord sur le fait que le service public a besoin de ressources et de moyens d'expansion, afin de faire face à la nouvelle situation. Selon les planifications précédentes, la Commission européenne devait, durant la présidence suédoise, présenter un document sur les plaintes de sociétés de télévision privées contre le financement du service public. Il semble maintenant que ce document ne puisse être présenté avant septembre 2001.
-Plusieurs pays membres ont exprimé le fait que les plaintes ne doivent pas être traitées de façon à ce que cela influence négativement le service public. Parmi les ministres de la culture, il y a eu un clair consensus sur l'autodétermination des pays membres dans ce domaine.
Une réunion satisfaisante
Ils se passe également beaucoup de choses positives dans le domaine de la culture. Elle se réjouit du fait que les pays candidats aient été conviés à participer à la réunion informelle des ministres, ainsi que du fait qu'ils puissent également participer aux différents programmes européens dans les domaines de la culture et des médias. Elle trouve que les discussions à Falun ont jusqu'ici été très enrichissantes. Elle mentionne tout particulièrement la réunion publique à Folkets hus à Falun.
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