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Aide à la création audiovisuelle
La Commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI) mettent à la disposition de l'industrie audiovisuelle européenne de nouveaux instruments financiers et bancaires. Il s'agit d'aider les créateurs à renforcer leur base financière et à accélérer leur adaptation aux technologies numériques. Cette série de mesure intervient en complément du programme Media Plus (2001-2005).
L'Union lance ainsi une nouvelle stratégie visant à faciliter, dans le domaine audiovisuel, la transition des Quinze vers une économie et une société fondées sur l'information et la connaissance. Il s'agit de l'initiative
« i2i-Audiovisuel » qui réunira d'importants moyens financiers : selon les estimations, un volume initial de financement supérieur au demi-milliard .
Quatre types d'actions sont prévus:
 La mise à disposition de lignes de crédit (ou « prêts globaux ») de la BEI au secteur bancaire spécialisé dans l'audiovisuel pour le financement de petites entreprises de création audiovisuelle, de technologies audiovisuelles ou réalisant des travaux de sous-traitance dans ce secteur. Certains de ces prêts globaux pourront compléter des mécanismes d'aide publique à la création cinématographique ou télévisuelle, tandis que d'autres pourraient comporter des éléments de partage des risques et bénéficier de structures de garanties appuyées notamment par le Fonds Européen d'investissement (FEI).
Le financement à moyen et long terme par la BEI, en coopération avec le secteur bancaire, de grands groupes privés ou publics de télévision, de production ou de distribution audiovisuelle pour leurs investissements d'infrastructures (studios, installations numériques, stations d'émissions, etc.) ou de création (production de « bouquets » de films, distribution d'œuvres ou de catalogues).
Cette action, qui pourra, dans des cas appropriés, prendre la forme de financements structurés dont les conditions de remboursement sont partiellement liées à la réussite des projets financés, a pour objectifs la compensation de certaines faiblesses industrielles du secteur par rapport à la concurrence mondiale et la création d'activités ayant un impact positif sur les nombreuses PME agissant en sous-traitance de ces groupes.
 Le financement de fonds de capital risque spécialisés dans l'audiovisuel, par le biais de prises de participations du Fonds européen d'investissement. Agissant en fonds de fonds, le FEI fera ainsi porter son action dans un domaine sectoriel très spécialisé où le manque de ressources financières et d'opérateurs pan-européens empêche l'établissement d'un marché du capital-risque efficace. Une première opération a été signée le 19 décembre 2000 entre le FEI et le fonds spécialisé « Venture Capital for Creative Industries » en présence de M. Maystadt et de Mme Reding.
 Des actions conjointes de la Banque européen d'investissement et de la Commission européenne en faveur de la création culturelle ou du développement de l'industrie cinématographique ou télévisuelle visant à assurer une meilleure complémentarité entre les ressources bancaires du Groupe et les subventions communautaires du programme Media Plus, qui est doté d'un budget de 400 millions d'euros sur 5 ans. La Commission propose en particulier l'organisation de sessions de formation au financement des entreprises et des oeuvres audiovisuelles, des actions conjointes pour soutenir la coopération entre distributeurs européens (campagnes de distribution, etc.) et d'autres actions conjointes, grâce notamment aux projets expérimentaux prévus par Media Plus, pour développer les services « on line », valoriser les archives cinématographiques et développer les chaînes numériques thématiques. En outre, Viviane Reding et Philippe Maystadt souhaitent encourager le dialogue entre les financiers européens de l'audiovisuel, qui jusqu'ici travaillent trop peu ensemble sur des projets européens.
L'intervention de la BEI et du FEI, appelée programme « i2i Audiovisuel » fait partie intégrante de l'initiative « i2i » mise en place en juin 2000 par le Groupe BEI pour appuyer le développement d'une économie européenne fondée sur la connaissance et l'innovation. D'une portée de 12 à 15 milliards  de prêts et d'un milliard d'euros de capital-risque au cours des trois années à venir, « i2i »constitue une réorientation qualitative des activités du Groupe BEI vers des secteurs à forte valeur ajoutée technologique et humaine, porteuses d'avenir. En quelques mois, le bien fondé de ces orientations est illustré par le volume des financements déjà accordés qui, à la fin de l'année 2000, totalisent 1,6 milliard d'euros, soit 11% des prêts de la BEI dans l'Union.
Les mesures proposées aujourd'hui ont un enjeu industriel autant que culturel : il s'agit de soutenir le volume des activités et de renforcer la stabilité financière des grandes comme des petites entreprises européennes de l'audiovisuel et de favoriser l'émergence d'une dimension pan-européenne de cette industrie. Ceci est d'autant plus nécessaire que le déséquilibre entre les États-Unis et l'Europe dans ce domaine risque de s'accentuer avec l'arrivée des technologies numériques. Il s'agit aussi d'aider la création de nouveaux contenus dans un domaine devenu l'un des principaux diffuseur de nos cultures.
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