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Farine carnée et chacun pour soi ! Précautions en vue...
La valse-hésitation des Ministres de l'agriculture des 15 a prouvé encore une fois, que l'Europe est aux mains d'Etats individualistes qui roulent pour leur paroisse !
Commission et Parlement poussent à la charrette
Et pourtant la Commission européenne, suivant en cela le Parlement européen, a eu le courage d'affirmer la priorité que l'Union européenne doit accorder au principe de précaution dans le domaine alimentaire,
Ce qui amène la Présidente du PE, Nicole FONTAINE, à déclarer :"Le Parlement ne cesse de le dire depuis 1996 : les farines animales doivent être interdites tant que subsistera un doute scientifique sur la transmission ou non de l'Encéphalite Spongiforme Bovine via ces farines à l'ensemble des animaux de la ferme. Elles doivent également êtres interdites tant que les Etats membres n'appliqueront pas correctement la législation communautaire, ce qui signifie qu'ils doivent prouver que pas un seul gramme de farines animales n'entre dans l'alimentation des bovins"
"En matière de test", poursuit Nicole FONTAINE, "je crois qu'il est fondamental de pouvoir dire à chacun de nos concitoyens qu'à partir du 1er juillet 2001, tous les bovins de plus de 30 mois qui entreront dans la chaîne alimentaire seront testés. C'est la condition indispensable pour retrouver la confiance des consommateurs."
"A ceux qui ne manqueront pas de critiquer le coût de ces mesures, je rappellerai tout d'abord que la santé humaine n'a pas de prix. Est-il utile de rappeler par ailleurs que le budget 2000 de l'UE s'élève à 93.3 milliards d'euros, dont 41.4 pour la seule section "Garantie" du FEOGA. Il me semble par conséquent que le 1.5 milliard évalué par la Commission pourra être trouvé dans la cadre des négociations budgétaires entre le Conseil et le PE", a estimé la Présidente du PE.
"Pour toutes ces raisons, je souhaite que le Conseil agricole se ressaisisse et prenne enfin les mesures qui s'imposent !
Le Conseil se décide enfin dans le bon sens...
La Présidente Fontaine a été entendue puisque le 4 décembre 2000, le Conseil des Ministres de l'Union a approuvé, à la majorité qualifiée, la proposition amendée de la Commission visant à suspendre l'utilisation des farines animales dans l'alimentation des animaux de rente. Il a confirmé la nécessité de procéder au traitement et à la destruction de ces farines dans des conditions garantissant le respect de la santé publique, de la santé animale et de l'environnement.
Il a pris acte de la décision du retrait de la chaîne alimentaire des intestins de bovins quel que soit leur âge.
Le Conseil rappelle ses décisions sur les tests prises lors de sa session des 20/21 novembre et a pris note de la proposition de la Commission imposant le recours aux tests rapides de dépistage de l'ESB pour les bovins de plus de 30 mois entrant dans la chaîne alimentaire.
Le Conseil a souligné la nécessité de trouver les ressources financières permettant d'assurer le cofinancement au niveau communautaire de la mise en œuvre de ces tests.
Le Conseil a invité les Etats membres à accélérer l'application de l'étiquetage complet de la viande bovine, y compris par un étiquetage particulier des produits transformés, prévue pour le 1er janvier 2002.
Il a pris acte de l'intention de la Commission de considérer toutes mesures utiles permettant de garantir que les produits importés des pays tiers présentent un niveau équivalent de qualité sanitaire au regard du risque lié à l'ESB.
Les animaux de plus de 30 mois non testés ne peuvent entrer dans la chaîne alimentaire. Le Conseil prend note de la proposition de la Commission de procéder à des " achats pour destruction "du bétail âgé de plus de 30 mois qui n'aurait pas été testé au regard de l'ESB. Ce schéma offre une possibilité supplémentaire pour le bétail devant quitter les exploitations.
S'agissant du montant des indemnisations correspondantes pour les producteurs, le Conseil a reconnu la nécessité de prendre en compte les situations des différents types d'animaux et de marchés dans l'Union. Le financement de ces indemnisations devra être assuré à 70% du prix de l'achat par le budget agricole communautaire.
Parallèlement, le Conseil prend note des déclarations de la Commission concernant la production de plantes riches en protéines, et l'appelle à approfondir rapidement son analyse et à en tirer les conséquences sur la politique menée aujourd'hui dans ce secteur et pour le gel des terres, y compris, le cas échéant, par des propositions appropriées.
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