


Régions Magazine - Quelle est l'implication
d'Alstom Transport dans le
développement
économique local ?
Thierry Best - Alstom
dispose de 12 sites répartis dans 9 régions
françaises. 7.500 personnes travaillent dans l'une de nos 6
activités cœur de métier : des matériels
roulants à la maintenance, des composants et sous-ensembles
à la signalisation et aux systèmes d'informations, de
l'infrastructure aux systèmes ferroviaires. Tous les sites sont
des centres d'expertise qui concentrent, dans leur domaine,
l'ensemble des ressources en ingénierie et fabrication.
Depuis deux ans, Alstom s'est
réorganisé autour de la notion de " centre
d'excellence ", selon le principe d’ " un produit, un
champion ". La Rochelle en Poitou-Charentes, est ainsi
spécialisé dans les tramways et les trains à
grande vitesse ; Le Creusot en Bourgogne, est centre d'excellence pour
les bogies.
Ceci a permis d'une part, la relocalisation en
France d'emplois à très haute valeur ajoutée, et
d'autre part, l'engagement dans une politique active de formation,
comme en témoigne l'ouverture d'écoles internes de
câblage et de soudure.
Nos établissements ont un effet
d'entraînement majeur sur l'économie locale, à
travers les relations avec les PME locales et nationales. D'autre part,
des partenariats sont noués avec les centres de recherche
régionaux, dans le domaine de la R&D. Je crois qu'il faut
prendre toute la mesure du
rôle moteur d'Alstom Transport dans les
régions et dans l'économie française, et l'impact
que cela peut avoir sur l'économie de la connaissance.
R.M. - A propos
de R&D, vous êtes impliqué dans deux pôles de
compétitivité, I-Trans et AESE
(Aéronautique,
Espace et Systèmes Embarqués). Quelle a été
votre démarche et qu'en attendez-vous ?
T.B. - L'arrivée
des pôles de compétitivité est une
bénédiction pour nous. Ils sont la consécration,
la labellisation des démarches que nous avons déjà
entreprises, à l'instar d'autres sociétés
françaises.
Dans le cadre de I-Trans, nous souhaitons que le
Nord-Pas de Calais devienne " la Railway Valley ", à
l'instar de l' " Aéronautique Valley " en
Midi-Pyrénées, grâce à la concentration du
savoir-faire français dans le domaine du rail. La Région
dispose en effet de la masse critique en PME et en centres de
recherche. La nouvelle agence européenne ferroviaire y est
implantée.
Alstom s'investit de deux manières.

Alstom Transport est prêt à
contribuer à hauteur de 20 millions d'Euros pour l'extension du
Centre d'Essai Ferroviaire dans le cadre de I-TRANS.
Par l'activité du site de Valenciennes,
second site français -avec 1.100 collaborateurs- qui regroupe
les centres d'excellence pour les métros et les trains deux
niveaux régionaux. D'autre part, par son engagement actif dans
le Centre d'Essai Ferroviaire.
Avec l'aide de la Région, Alstom a
été précurseur dans les années 90, avec
l'ouverture de ce centre (à l'époque pour tester le
métro de Singapour). Aujourd'hui l'enjeu est de l'étendre
pour être capable de tester les matériels jusqu'à
220 km/h.
Il y a sur ce sujet une impulsion très forte
de la Région et de son Président Daniel Percheron. Ce
dernier a, en effet, perçu que pour faire vivre I-Trans, il
fallait un outil permettant aux industriels de tester leurs produits et
aux laboratoires de faire de la R&D. Il a été en
quelque sorte