Régions Magazine - Vous avez
été récemment nommé à la tête
de la Direction Interrégionale Ile de France de la Caisse des
dépôts après avoir été pendant
plusieurs années Directeur interrégional de la
région Est. Quelles sont vos premières impressions
sur la région capitale ?
Claude Blanchet - C'est
vrai que je suis arrivé en Île-de-France depuis peu, mais
je suis impressionné par la puissance économique de cette
Région et par l'importance des dossiers traités.
L'Île-de-France est la première région
européenne en terme de PIB. Son potentiel de
développement est extraordinaire.
En même temps, je prends conscience des
disparités et des déséquilibres entre les
territoires. Je constate que la saturation des réseaux
ferrés et routiers constitue par ailleurs un véritable
handicap pour son développement.
Enfin, la cherté du foncier rend
également toute opération d'aménagement difficile
à monter.
Quelles sont vos priorités d'action ?
C. B. - Notre
rôle essentiel est d'accompagner les collectivités locales
dans le développement économique et la création
d'emplois.
La Caisse des Dépôts est un partenaire
historique et privilégié des collectivités
territoriales. Elle dispose d'une offre étendue de moyens et
services permettant la réalisation des projets régionaux
allant de l'assistance pour les études de faisabilité et
leur cofinancement, jusqu'à l'investissement en fonds propres,
en passant par des prêts pour les infrastructures et la dotation
pour l'adossement d'outils pour la création d'entreprises ou de
garanties.
Avec la loi du 13 août 2004, la
Région peut établir avec ses partenaires un schéma
régional de développement économique (SRDE). Celui
de l'Ile de France est en cours d'élaboration. Y participez-vous
?
C. B. - Nous
sommes associés, à la demande du Conseil régional,
au groupe de travail qui prépare le SRDE.
Notre partenariat avec la Région s'inscrit
par ailleurs dans une volonté d'action concertée inscrite
dans des projets sur le long terme. C'est la raison pour laquelle nous
allons prochainement signer une convention qui déclinera les
axes de notre action commune en matière de logement, de
renouvellement urbain, d'infrastructures de transport, de T.I.C. et de
développement économique.
Comment s'organise votre action?
C. B. - Nous
voulons promouvoir l'entrepreneuriat en aidant à la mise au
point des projets et en favorisant la création et la reprise
d'entreprises. C'est un enjeu essentiel en terme de
développement du tissu économique régional.
A ce titre, nous participons à la dotation
de fonds de prêts d'honneur de 22 associations franciliennes aux
côtés des collectivités locales et de financeurs
privés. L'année dernière, ces associations ont
ainsi pu soutenir
Disposez-vous d'outils spécifiques ?
C. B. - Oui. Nous
nous attachons à compléter l'offre francilienne des
outils de financement en soutenant la mise en place et le
développement d'outils spécifiques aux
problématiques de l'Île- de-France que sont les
créations d'entreprises innovantes et les reprises.
Le territoire francilien présente un
environnement économique particulièrement dynamique dans
le domaine scientifique.
800 projets dont 146 reprises, accorder 900
prêts d'honneur et créer ou maintenir 1490 emplois.
Notre objectif consiste à favoriser la
création de nouvelles plates-formes en vue de couvrir
complètement le territoire francilien.
Nous souhaitons également aider les
collectivités locales à se doter d'outils performants en
matière d'accompagnement des créations et reprises
d'entreprises, par exemple en aidant les réseaux nationaux
à s'organiser à l'échelle de la Région.
Nous participons à la mise en place d'un site Internet qui
recense de manière exhaustive et structurée les
différents dispositifs d'aide à la création qui
existent en Île-de- France.