



Régions Magazine - Nicolas Sarkozy a présenté, il y a un an, un
plan quinquennal (2005-2010) axé sur les priorités
dégagées lors de la consultation lancée dans le
cadre des Etats généraux des Hauts de Seine en 2004.
Quelles en sont les grandes lignes et où en êtes-vous
aujourd'hui ?
Jacques Gautier - Six
priorités se sont clairement dégagées de cette
consultation :
- l'amélioration des transports et
l'attachement à la liberté de se déplacer,
- la solidarité, le Conseil
général étant perçu comme un "
facilitateur " de vie quotidienne,
- le cadre de vie avec la nécessité
de préserver des espaces verts, lutter contre la pollution de
l'air et de l'eau et valoriser la Seine,
- la vie économique, avec surtout l'aide
à la recherche d'emploi et à l'insertion,
- l'action scolaire et plus particulièrement
le développement d'activités après l'école,
- le logement et notamment la rénovation de
l'habitat insalubre et le développement de l'accession à
la propriété.
En moins d'un an, toutes les mesures ont
été engagées. Pour chaque action, des objectifs
chiffrés ont été fixés, et le Conseil
général a mis en place un dispositif d'évaluation
unique en France des orientations décidées et des
premières actions engagées.
R.M. - Vous
participez à l'élaboration du SRDE et à la
révision du SDRIF. Comment cela se passe-t-il
concrètement ? Quels constats pour quelle stratégie ?
Comment s'articule votre plan quinquennal avec la révision du
SDRIF ?
J.G. - La loi
d'orientation et d'aménagement du territoire du 4 février
1995 a transféré la compétence
d'élaboration du SDRIF au Conseil régional
d'Ile-de-France. La Région organise donc un certain nombre de
travaux sous forme d'auditions, d'ateliers et de forums auxquels nous
participons. Parallèlement, le Conseil général a
pris l'initiative de jouer un rôle fédérateur en
organisant la réflexion à l'échelle des
Hauts-de-Seine. Les représentants des communes, des
intercommunalités, des établissements publics
d'aménagement, ainsi que différents acteurs, se sont
réunis à l'occasion de trois conférences afin de
définir le point de vue du département.
Le Conseil de
développement durable des Hauts-de-Seine, instance de
concertation issue de la société
civile, a également travaillé à la
définition de ce point de vue. Ensemble, nous avons
élaboré la Contribution de notre territoire à la
révision du SDRIF, document qui va être soumis
prochainement à l'approbation de l'Assemblée
départementale puis adressé au Président du
Conseil régional.
Sur le fonds, les résultats de la
concertation nous amènent à poser plusieurs orientations :
- la remise à niveau des quartiers : nous
sommes tous d'accord pour dire qu'il faudra se mobiliser ensemble dans
la durée ;
- le logement pour tous : il est aujourd'hui
nécessaire de favoriser une meilleure régulation du
marché ;
- l'attractivité du territoire : opposer
l'Ouest et l'Est de l'Ile-de-France est un non-sens. Il est
impératif d'accompagner - et non d'entraver - le
développement des territoires dynamiques ;
- la densité : nous devons expliquer
pourquoi elle est souhaitable sur certains secteurs et en promouvoir
une pratique toujours maîtrisée ;
- la mobilité pour tous : il y a un
consensus pour dire qu'il faut à long terme favoriser les
transports en commun, notamment de banlieue à banlieue ;
- le développement durable : les acteurs des
Hauts-de-Seine pensent qu'une vision nouvelle doit être mise en
œuvre. Elle doit tenir compte de tous les besoins (emplois,
logements, transports, loisirs, respect de l'environnement…) et
de leur articulation ;
- les territoires de projet : ils sont au nombre de
quatre dans le département (la Boucle des Hauts-de-Seine, le
Centre, le Val-de-Seine et le Sud) avec des vocations affirmées
qui doivent être confirmées et renforcées ;
- la gouvernance du SDRIF : il est indispensable de
créer ensemble un dispositif
permanent de suivi et
d'évaluation.





