Régions Magazine - Qu'est-ce que l'ARD ?
Florence Parly : L'Agence
régionale de développement Paris Île-de-France a
été créée en 2001 conjointement par le
Conseil régional d'Île-de-France et la Chambre
régionale de commerce et d'industrie et compte, parmi ses
membres, les départements d'Île-de-France. L'essentiel de
nos ressources provient du Conseil régional.
L'agence est l'un des outils opérationnels
dont dispose la région au service du développement
économique de l'Île-de-France. Notre mission principale
est d'y attirer des investissements, des activités et des
emplois.
En 2004, nous avons ainsi réussi 77 projets
d'implantation correspondant à 3.140 emplois maintenus ou
à créer. Pour 2005,
ces résultats devraient
être dépassés. Nous assurons également la
promotion à l'international de notre région qui est la
première région économique française et
l'une des toutes premières régions économiques
d'Europe. L'Île-de-France, c'est le tourisme, le luxe, la
création. C'est aussi, mais on le sait moins, la première
région d'Europe pour la Recherche et développement.
R.M. - Quels outils
avez-vous à votre disposition et comment êtes-vous
impliqués dans la mise en place des pôles de
compétitivité ?
F.P. - Les
Régions sont progressivement devenues les " chefs
d'orchestre " du développement économique
territorial dans le cadre du processus de décentralisation. Le
Conseil régional d'Île-de-France a identifié un
certain nombre de filières économiques prioritaires et
élabore en ce moment-même son schéma
régional de développement économique.
Les instruments financiers de la politique du
développement économique que constituent, en particulier,
les subventions figurent au budget de la Région et peuvent
être complétés par les départements. Par
ailleurs, la Région est compétente en matière de
formation professionnelle qui est un outil important pour le
développement économique. Quant à l'ARD, elle
n'accorde pas de subventions mais délivre des services aux
entreprises qui souhaitent s'implanter en Île-de-France ainsi
qu'aux territoires franciliens.
L'attractivité de la région repose
d'abord sur ses atouts exceptionnels : des infrastructures de
transports et de communication de premier plan, une main d'œuvre
hautement qualifiée, sans oublier la qualité de vie. Tels
sont les critères favorables les plus fréquemment mis en
avant dans les différentes enquêtes sur
l'attractivité de notre région. Ces facteurs structurels
d'attractivité sont prééminents par rapport
à des éléments d'incitation financière qui,
bien évidemment existent mais lorsqu'ils sont mobilisés,
viennent en quelque sorte achever de convaincre l'investisseur.
Dans les mois qui viennent, nous allons pouvoir
nous appuyer sur ce nouvel atout que sont les " pôles de
compétitivité ". Dans le cadre de l'appel d'offres
lancé par l'état à la fin de l'année 2004,
l'Île-de-France a obtenu la labellisation de quatre
pôles au mois de juillet 2005, dont trois sont mondiaux ou
à vocation mondiale. Par ailleurs, en lien avec les
régions Haute et Basse
Normandie, nous sommes en ce
moment même en train de nous doter d'un
pôle automobile inter-régional dont nous espérons
qu'il sera très prochainement retenu par l'état dans la
catégorie des pôles à vocation mondiale.
La collaboration des acteurs de la recherche
publique et privée est au cœur du processus de l'innovation
que les pouvoirs publics cherchent à encourager à travers
les pôles de compétitivité. La région
Île-de-France a apporté son soutien dès l'origine
à cette initiative et contribue pour une part très
importante au financement des projets portés par ces pôles
(près de 9 millions d'euros en 2005 et probablement plus de 20
millions en 2006). Quant à l'Agence, elle a elle aussi fortement
contribué à l'émergence de ces pôles : elle
a assuré le portage direct du pôle MédiTech
Santé et du pôle Cap Digital (Image, multimédia)
dans l'attente de la mise en place de structures d'animation viables,
aujourd'hui